Sous le chapiteau du Village avec Sinclair

Sinclair nous éclaire sur sa double passion pour la musique et le cinéma

Pour Sinclair, la musique d’un film, c’est comme un parfum, ou comme une madeleine de Proust - il faut pouvoir se souvenir des scènes en la réécoutant.
Ce n’en est pas moins pour lui un défi de taille que de composer une musique originale, cinéastes et compositeurs ne partageant pas d’emblée le même langage. De ce conflit possible sont pourtant nées de belles collaborations, notamment celles qu’il a eues avec le cinéaste Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie).
Voilà qui parlera sans doute aux six compositeurs triés sur le volet que Sinclair, en tant que jury du marathon de composition musicale, devra départager, pour attribuer au plus « intrépide » et au plus « moderne » d’entre eux la Plume de Crystal. Car ce n’est pas d’être un bon élève qui compte selon Sinclair, mais de savoir réinterpréter le film avec audace et authenticité.
Il nous confie également qu’il faut savoir s’ennuyer, car c’est là le premier moment de la création artistique, chante les mérites du hip-hop, mais aussi de la Bo du film Drive, et regrette de n’avoir pas - ou pas encore - écrit de comédie musicale, « l’art complet » selon lui, et un bel acte de générosité pour le spectateur.