Rencontre avec Rachel Lang, scénariste et réalisatrice de Baden Baden

Ana, jeune adulte un peu paumée, passe un été à Strasbourg, sa ville natale. Elle se met en tête de remplacer la baignoire de sa grand-mère par une douche. Entre son ex, son meilleur ami et un vendeur de douches en intérim, Ana se cherche et tente de se débrouiller avec la vie.

Voici ce qu’on a retenu de cette rencontre :

- Baden Baden est le troisième et dernier opus d’une trilogie (Pour toi je ferai bataille, Les navets blancs empêchent de dormir) sur le passage à l’âge adulte d’Ana (Salomé Richard).

- Malgré sa ressemblance avec son personnage principal, le film n’est pas autobiographique. Sauf pour la baignoire…

- Pourquoi Baden Baden alors que ça se passe à Strasbourg ? Justement parce qu’on y va jamais. C’est une fausse promesse qui rappelle aussi le thème de l’eau et l’importance que cet élément joue dans le film.

- Le montage de Baden Baden est pensé pour rendre le spectateur actif. Les ruptures entre les séquences l’amènent à se poser des questions… Auxquelles on ne donne pas toujours les réponses.

- Après les premières répétitions avec les comédiens, Rachel Lang a intégré leurs « dérapages » et autres improvisations aux dialogues pour les rendre encore plus spontanés.

- Ana est une adulte. Elle ne sera pas l’héroïne du prochain film de Rachel Lang. Il parlera de la légion étrangère et des femmes de légionnaires dans une caserne en Corse. A l’inverse des idées reçues, pour la réalisatrice, l’armée est un espace où on peut gagner en joie et en liberté. C’est d’ailleurs un thème omniprésent dans ses films.