Rencontre avec Nathalie Baye

Première info essentielle : malheureusement, Nathalie Baye n’a pas le numéro de téléphone actuel de Leonardo Di Caprio.

Une fois la déception passée, l’actrice a tombé la veste et provoqué des émois dans le public. Elle nous a quand même révélé son avis éclairant sur moult sujets, allant de sa vision du scénario à son riche parcours.

Pour elle, un bon scénario est un scénario qui transmet des émotions, qui fait rire, qui émeut, un scénario qu’on ne peut pas lâcher, où la construction des personnages est juste et intelligente, la qualité des dialogues… Il faudrait pouvoir déjà imaginer le film à la lecture.

Trouver un bon scénario est encore une chose qui la fait rêver.

Elle lit environ 90% de tout ce qu’on lui envoie, et donne pour consigne à son agent de ne pas faire le tri entre les scénaristes accomplis et les débutants. Nathalie Baye aime s’impliquer dans le processus de développement : elle demande toujours une lecture à voix haute pour pointer les problèmes ou les faiblesses du scénario.

Morceaux choisis des plus belles citations :

« Le scénario, c’est la fondation d’un film. Trouver un bon scénario, c’est une pépite, c’est merveilleux. »
« Si un scénario a des qualités, il finit toujours par être repéré. »
« Un jour j’ai remis un prix à l’unanimité à un excellent scénario. Quand j’ai demandé au scénariste qui allait le réaliser, il m’a répondu ‘Moi’. Et il a fait un très mauvais film. »
« Une carrière se construit sur des non » et tous les scénarios ne sont pas bons à accepter.
A propos du changement de son image : « après les rôles de dingues, de chipies, de tueuses… j’espère ! »
« Pour être actrice, il faut du talent, du travail, mais il faut surtout le talent de vivre ce métier : se dire que quand ça marche, on n’est jamais arrivés, et que quand ça marche pas, il faut persévérer. »
« J’ai tourné avec des réalisateurs qui m’ont poussée à mettre la barre très haute. »
« J’arrive à être objective en voyant un film dix ans après. »
« Je ne sais pas si je suis prête à tourner une série qui dure des années. C’est génial mais tellement addictif que j’ose pas les regarder. »
« Sur le tournage de Spielberg, le premier jour j’avais une peur bleue. Il allait vite, sans répétition, j’avais le trac. Quatre-cinq jours plus tard, Christopher Walken commençait : il était vert, il tremblait lui aussi. Ça m’a rassurée ; même un grand acteur comme lui a le trac. »

Merci Nathalie, Baye Baye ! (Bruits de batterie couvrant le bide éventuel).