Petits conseils pratiques de Richard Sidi.

C’est à l’occasion d’une interview improvisée à la dernière minute que nous avons pu discuter scénario avec Richard Sidi.

C’est à l’occasion d’une interview improvisée à la dernière minute que nous avons pu discuter scénario avec Richard Sidi, le délégué général de la maison du Film court et auteur de l’indispensable « Savoir optimiser un scénario ».
Nombre de courts métrages sont nés grâce à ses formations à la Maison du film court : guettez la fin du générique de vos court métrages préférés et vous y apercevrez certainement le logo de cette association.
Richard Sidi est probablement l’une des personnes qui, depuis les années 90, lit le plus de scénarios dans le monde du court métrage. Nous nous sommes demandés s’il avait noté une évolution dans les thèmes abordés. Il répond que non, que les thèmes restent assez souvent les mêmes, surtout chez les jeunes scénaristes : l’adolescence, le deuil, la famille, reviennent régulièrement. Ce qui évolue serait plutôt lié à la technique : il prend l’exemple de la réalité virtuelle qui impose de nouvelles contraintes d’écritures.

Viennent alors les petits conseils pratiques.

« Si demain nous devions envoyer un scénario à un producteur, à quoi devrions-nous faire attention ? »

Monsieur Sidi nous rappelle que tout commence par la forme. L’expression, la syntaxe, ou encore l’orthographe peuvent être de véritables freins pour un lecteur.
Il nous conseille aussi de nous méfier des avis d’amis, ou de personnes en lien avec le projet. Une bonne relecture doit se faire par des professionnels qui ont la possibilité de prendre du recul sur le projet. Avoir soi-même du recul est aussi extrêmement important, un producteur est là, entre autres, pour faire évoluer votre projet et un scénariste ne doit pas se braquer face à ses éventuelles critiques. Il ne faut pas pour autant faire changer de direction à son projet : savoir garder son cap est primordial. Il insiste aussi sur le vocabulaire à employer : être précis dans un entretien est capital pour qu’un travail efficace puisse se faire, et que tout le monde parle « la même langue ».
Nous l’interrogeons alors sur l’exercice du pitch. Monsieur Sidi nous dit que pour faire un bon pitch il n’y a qu’une seule façon : s’entraîner, répéter son pitch et transmettre l’urgence et la nécessité de produire son film pour qu’un producteur s’y intéresse et finisse par sortir son stylo pour déposer la signature tant attendue en bas du contrat.