Mes premiers pas...

Chaque jour à 17h, deux grands scénaristes et un auteur-compositeur de renom partagent leur parcours avec les festivaliers.

Mes premiers pas...


Olivier Gorce

Scénariste depuis une vingtaine d’années, Olivier Gorce a écrit huit longs métrages sortis en salles, et deux qui sortiront dans les mois à venir. L’un, co-écrit avec Roschdy Zem et Cyril Gely et produit par Mandarin, fait revivre le clown Chocolat, premier artiste noir célèbre en France, et son complice Footit, interprétés par Omar Sy et James Thierrée. L’autre, co-écrit avec Stéphane Brizé et produit par Nord-Ouest, confronte Vincent Lindon - via des non comédiens - à la réalité du chômage, puis à un emploi qui porte atteinte à ce qu’il est. Actuellement, il adapte avec Sabrina Compeyron un scénario sur Antoine de Saint-Exupéry qui revisite sa figure héroïque après la récente découverte des circonstances précises de sa mort. Il développe également une comédie d’action familiale avec Jean-André Yerles pour La Petite Reine. Enfin, il écrit avec Pierre Chosson un téléfilm pour Arte sur un bijoutier qui tue un cambrioleur et devient une icône de la légitime défense et qui se retrouve sans réponse face aux conséquences intimes et familiales de son geste.

Jeudi 9 avril à 17h au Pop’ up cabaret

Charlotte Paillieux

Scripte à la télévision et au cinéma pendant 15 ans, Charlotte Paillieux a abordé la fiction par les unitaires (Louis Page, Vertiges et Carnets d’adolescents pour M6) puis a intégré des ateliers d’écriture (Préjudice, Cinq Sœurs…), fait un petit virage par le court (For Intérieur, Prix UIP du meilleur court européen ; Manège, Plus vrai que Nature) avant de co-créer avec Négar Djavadi sa propre série, Tiger Lily, Prix de la meilleure fiction au festival de la Rochelle 2012, puis initie avec Cécile Gérardin et Hassan Mébarki, Dos au Mur chez Mascaret ( 20x52’). Lauréate trois fois du fond d’aide à l’innovation du CNC, elle développe aujourd’hui « Un vent de folie » une série de 12X26’ chez Kien ainsi qu’une série d’anticipation « Les insensibles » avec Flore Kosinetz, tout en adaptant pour Europacorp un roman de Mary Higgins Clarck. Elle est élue depuis 2014 au conseil Télévision de la Guilde des scénaristes.

Vendredi 10 avril à 17h au Pop’ up cabaret

Gaëtan Roussel

Depuis 1997, date de parution du premier album de Louise Attaque, Gaëtan Roussel n’a jamais cessé de se réinventer et de se multiplier. Avec son groupe phare ou au sein de TaRMaC, il a déjà taillé pas mal de routes qui figurent en axes majeurs dans la cartographie du rock français contemporain.

Un peu par hasard, il croise la route d’Alain Bashung et, à sa demande, ajoute à son CV d’auteur/compositeur cette qualité d’arrangeur et de réalisateur qui ne demandait qu’à éclore. Depuis l’essentiel Bleu Pétrole (2008), les offres de services se sont logiquement bousculées.

Avec Ginger (2010), son premier album solo, Gaëtan Roussel part en recherche de nouvelles stimulations musicales et humaines. Une longue et bouillonnante tournée de deux ans ne l’empêche toutefois pas de mener de front plusieurs projets, notamment l’écriture de bandes originales de films (Louise Michel, Mammuth, Camille Redouble), ou la réinvention, aux Francofolies de La Rochelle, de l’album Play Blessures d’Alain Bashung (2013).

Ginger est le disque d’un affranchi, capable après une longue et fertile aventure en groupe(s) de bouleverser son langage musical et de rénover à la fois sa manière d’écrire et de chanter. Album puzzle et jouissif, entrechoquant l’anglais et le français, il permet à Gaëtan Roussel de renaître à la scène différemment qu’en tant que leader de troupe, plus volontiers en révélateur d’énergies collectives et d’échanges sans frontière. L’important succès critique et public de l’album réconforte au passage cet homme sans cesse en proie au doute sur la validité et la pérennité de ses intuitions.
L’Orpailleur (2013), deuxième album solo, enregistré sans recours à des invités, et presque uniquement en français recentre un peu plus le propos sur son auteur. « La Simplicité ça paraît toujours avoir existé », cela résonne comme le mode d’emploi de cet album à la fois lumineux en apparence et complexe en nature, où la recherche sonore n’obstrue jamais l’éclosion des mélodies et où la volonté d’échapper aux formats traditionnels des chansons n’empêche pas celle-ci de sonner immédiatement familières !