Journal de bord du soldat scénariste inconnu Jour 2

Jour 2, Jeudi 3 avril

00h45 : Les assauts du cocktails d’ouverture sont durs. Une conversation à gauche, un éclat de rire à droite, des shrapnels de sourires confidents nous inquiètent, pas moyen de se mettre à l’abri ! Mais le blog réussit vaillamment à subir les attaques et sort indemne de la Bataille du Pop-Up Cabaret qui dure depuis 22h30.

01h00 : Attachés dans une longue cordée, crampons aux pieds, nous tentons de rentrer au bivouac. Les pioches cherchent les prises sur les vieux bâtiments et l’on s’étonne que le sol ne cesse de tanguer. La montagne n’est pas loin pourtant ! Ce doit être son oxygène de haute altitude. Mais le blog tient bon, ressert sa prise sur le cordage et continue sa laborieuse avancée vers un repos bien mérité.

8h30 : Les premières têtes du Blog ont émergé. Les corps sont présents mais les têtes peu présentables. Direction les pitchs en terrain miné qui ont lieu au Pop-Up Cabaret ou encore la conférence sur les aides au développement de coproductions franco-italiennes ; il n’y a jamais assez d’approvisionnements stratégiques pour continuer le combat cinématographique !

12h00 : Les pitchs me font penser aux arènes de gladiateurs. Le scénariste, glaive en main et trémolo dans la voix se lance à l’assaut des regards curieux et nous livre un combat épique. Le public est ravi et applaudit les héros qui luttent dans un combat à mort – ou presque. On entend au loin débattre les tambours, les musiciens parlent aux musi...en fait à tout le monde. Les questions ont de quoi surprendre - que pensez-vous du grand méchant loup ? - mais le blog tient bon.

14h30 : Début de la grande réunion de l’état-major producteur. L’ambiance est solennelle, les tenues impeccables et les regards déterminés, les scénaristes écoutent attentivement. Les producteurs font part de leurs attentes, la voix calme et le regard sûr ; les temps à venir vont être durs – aujourd’hui on est comme une brosse à dent : médium. Je me demande alors vers quelle galère nous nous dirigeons. Tous les regards se tournent ensemble vers une nouvelle source de lumière : l’espoir – ou est-ce seulement un retardataire qui a laissé entrer la lumière extérieure ?

16h : Rencontre interalliée sur les plates-formes européennes d’écriture. Sérénité internationale pour créer une vraie dynamique d’écriture ; personne n’a pensé à appeler InterPol. Le public est charmé, la paix est assurée. Deux scénaristes, éblouissantes de charisme, nous parlent de leurs expériences de pionnières ; elles enchaînent avec une démonstration et je suis surpris par la puissance de leurs Hakas !

17h : Pendant ce temps, les bleus se recueillent au Pop-Up Cabaret où les secrets cachés des scénaristes vétérans leur sont enfin livrés. L’air tremble, chargé d’une atmosphère mystique, on se regroupe autant de peur que d’excitation ; nous entrons dans le Saint des Saints. Une grande messe est immédiatement organisée par un premier Stand Up – ou littéralement « Debout », en français.

18h : La Masterclass sur la série TV commence et je n’ai pas réussi à m’y rendre. J’attends avec anxiété des nouvelles du front scénaristique ; je devine l’excitation de mes camarades. Je me prends à rêver d’une bonne bière fraîche au Pop-Up Cabaret où je cherche les restes de transe cosmique – il y en a un qui continue bras en croix à tourner sur lui-même dans un rire hystérique - du « Debout » - ou littéralement Stand-Up, en anglais.

20h : L’organisation du festival a décidé de faire battre les cœurs et les corps avec un concert. Mes camarades reviennent éblouis de la conférence série – Ainsi soit-il ! Je me réjouis et j’espère que l’on se frappera bien les cuisses aussi au concert. Écrire est un combat éprouvant !

SC