Corneliu DRAGOMIRESCU

Compétition création - court métrage
Marathon d’écriture de court métrage en 48h

Corneliu Dragomirescu a étudié le cinéma et le théâtre à Bucarest où il a débuté également en tant que scénariste. Installé à Paris, il continue à écrire des scénarios et publie plusieurs essais sur l’esthétique et l’histoire du cinéma et du théâtre. Grâce à une bourse, il complète sa formation à l’UCLA (University of California at Los Angeles). Il participe en 2011 à Faire un film en 48h (Paris) avec The Pickle, sélectionné et primé dans plusieurs festivals. Intéressé par les nouveaux formats, il crée le projet de web série Expats : Paris, sélectionné au Magic Web Labo en 2014, et dont l’épisode pilote a été présenté au Short Film Corner à Cannes. En 2014, il participe aux ateliers Premiers Plans d’Angers, où il coréalise le documentaire Tout devient silencieux. Il a écrit plusieurs scénarios remarqués de court et long métrage : The Vanilla Ice Story (Euroscript 2012), Les Draculas (In_Script 2013 - Prix des scénaristes APCA 2015), Toilettes exécutif (Un festival c’est trop court, Nice 2014), Hopai diri da (Atelier GREC 2014, Festival du film d’Aubagne 2015).

Découvrez les synopsis des deux courts métrages présentés pour sa sélection

Hopai diri da
Gheorghitza est un roumain qui vit depuis 20 ans à Paris, où il enseigne la physique à l’université. Bien intégré, il à une seule faiblesse : la vieille musique folklorique roumaine, qu’il écoute seul, la nuit, sur son ordinateur. A tel point que sa femme française décide de faire venir, en guise de cadeau pour la fête de ses quarante ans, son interprète favori, « Maître » Tudorache. Gheorghitza se retrouve à gérer lui-même le séjour du musicien rom, depuis l’arrivée à l’aéroport sous les soupçons des douaniers et jusqu’à lui procurer ses repas favoris. A la fête, les tentatives répétées de Tudorache de chanter sont toujours interrompues et remises à plus tard, jusqu’à ce qu’il décide de concurrencer la techno obsédante et se lance dans une chanson roumaine envoûtée qui rassemble tout le monde en harmonie dans une danse animée, vite coupée par l’inévitable tube de Claude François. Les deux roumains s’isolent dans la cour intérieure avec leur musique mais les voisins appellent la police pour tapage nocturne. Quand les policiers saisissent Tudorache, Gheorghitza laisse exploser toute la rage accumulée et insulte les agents. Ils sont emmenés au commissariat où l’on établit à Gheorghitza un casier judiciaire qui va remettre en question sa demande de naturalisation en cours. Gheorghitza et Tudorache vont finir la soirée à la maison, où le Maître chante à l’oreille de Gheorghitza, à l’endroit même où d’habitude il l’écoute sur ordinateur… Bonheur illusoire avant d’être réveillé à la réalité crue le lendemain matin, quand Tudorache réclame sa paie et ne pense qu’à rentrer chez lui.

Toilettes exécutif
Cezar, employé d’une société roumaine, garde le profil bas, son passe-temps favori étant de gribouiller des BD enfermé dans les toilettes. Mais son chef a compris cela et l’envoie sur le terrain : il doit aller à Paris pour décrocher un contrat ambitieux mais improbable. Désespéré, Cezar obtient la promesse d’être promu dans un confortable poste exécutif si jamais il parvient à faire signer le contrat. Le soir avant la réunion, dans son hôtel parisien miteux, Cezar prend en photo par la fenêtre un couple qui fait l’amour. Le lendemain, au siège de la société où il doit pitcher, Cezar découvre que la femme aperçue était une des cadres décidant du contrat et l’homme, un autre candidat, bien sur, favori. Avant la présentation de Cezar, les photos de la veille font surface sur son ordinateur, le transformant en maître chanteur involontaire. Cezar retourne vainqueur, prêt à occuper son nouveau poste, avec ses propres toilettes exécutif.