Arnaud Calatayud, notre pitch coup de cœur, passe avec humilité la première étape valentinoise de la sélection des Bleus.

Arnaud Calatayud est l’auteur génial de Super French Cooker, projet complètement dingue retenu pour la finale à 9.

Son pitch : "Le jour de ses 14 ans, Emile Taspard mange une saucisse de Toulouse transgénique. Il se transforme, il coupe les oignons sans pleurer, il fait cuire les pommes de terre sans beurre, c’est le Super French Cooker !
Il va combattre l’infâme Malboufator dans la ville de Frogopolis, le gang des oignons fous : oignon Delarose, oignon Free et oignon Gnon ou encore la triade des nems : nem Ar, nem O, nem Esis.
Avec un traitement fun et une sensibilisation des enfants, cible de notre histoire, à une nourriture saine et équilibrée.
Décliné sur un dessin animé, un jeu vidéo sur réseau social, un site web et une expérimentation sur un casque 3D dans un procédé narratif transmédia, Super French Cooker propose une expérience immersive innovante.
Le Super French Cooker a besoin de votre aide pour gagner son combat contre Malboufator."

« J’ai un fils de deux ans et demi qui m’inspire beaucoup », lance-t-il d’un air taquin, « j’avais envie de m’amuser avec tous les codes américains des superhéros et avec les jeux de mots pour lesquels Yohan m’aide beaucoup. C’est lui qui a trouvé « oignon de la rose » ! ».

Arnaud se présente comme un informaticien. En fait il est développeur, il fait « des trucs compliqués, en lien avec la finance. » Rien à voir avec l’auteur déjanté qui s’attache à créer un opposant de taille au terrifiant « Malboufator » !
« J’ai fait du théâtre aussi, un peu. » Ah. Du théâtre à l’école ? « Oui, oui au Cours Florent »… Rien que ça. C’est là qu’il s’est vraiment mis à l’écriture, au cours des ateliers sketches où il en a bavé.
« J’écrivais mon journal intime quand j’étais petit , ce n’est pas vraiment la même chose mais c’est vrai que je m’étonne encore de l’émotion que ça me procure quand je le relis. »

Super French Cooker n’est pas le premier projet d’Arnaud : il y a quelques années, il a écrit « Prout », un court-métrage dont les droits avaient été acquis mais qui n’a jamais été réalisé en raison d’un problème de comédiens. « On avait pensé à des gens mais ça ne s’est pas fait, alors le projet est tombé à l’eau… Maintenant que j’ai récupéré les droits, je vais le faire, j’ai vraiment envie de voir ce projet devenir un film. »
Le pitch de « Prout » : dans une salle d’interrogatoire, deux flics cherchent à faire avouer leur suspect numéro 1. Mais alors qu’ils cherchent à lui mettre la pression, un bruit de pet retentit, laissant tout le monde perplexe.

Mais Arnaud est aussi l’auteur d’un « petit court autoproduit » : « Entre les lignes » (2014). Son premier projet transmédia « Municipale » (2013) est toujours en développement. Il a été sélectionné pour le Festival Court devant de Paris dans la catégorie web.

Arnaud monte actuellement une société de production spécialisée dans le transmédia qui constitue, si on l’en croit, l’avenir de l’audiovisuel. « Je cherche à trouver une nouvelle manière d’écrire pour permettre à l’utilisateur de suivre un récit avec une continuité narrative sur plusieurs écrans. » C’est sûr, ce serait le pied !