> Festival 2010 > L'action culturelle
 

L'action culturelle

 

Comprendre l’image qui nous entoure est une nécessité,
comprendre sa relation à l’écrit est une conquête.

Depuis son origine, le Festival a toujours à coeur de défendre des projets aux dimensions artistiques et pédagogiques. Dans notre société moderne vouée entièrement aux images, l’éducation reste la condition indispensable pour la construction d’un regard distancié et critique. L’action culturelle du Festival a pour vocation de sensibiliser le jeune spectateur à l’écriture et au langage cinématographique.

 

Notre Programme pour 2010 :

• Atelier tout est langage
• Grand Atelier “Quand le jouet s’anim’...”
• Atelier découverte du Story Board

ATELIER TOUT EST LANGAGE
jeudi 25 et vendredi 26 mars 2010


Proposer aux enfants cet atelier, c’est éveiller leur curiosité. C’est leur faire comprendre qu’une image, une parole au même titre qu’un écrit sont des constructions intellectuelles. C’est susciter leur intérêt pour tous les modes de communication, leur permettre de mieux décrypter le flot incessant d’images du monde moderne, et pour certains également ressusciter leur enthousiasme envers la lecture et l’écriture. Cet Atelier se déroule en trois étapes qui permettent aux élèves de découvrir les trois formes narratives inhérentes à la création cinématographique que sont l’écriture du scénario, l’interprétation des comédiens et la représentation de l’histoire en images. Les élèves appréhendent ainsi trois niveaux de langage : l’écrit, l’oral et le visuel.

Première étape

En amont du festival, les élèves découvrent en classe le scénario du film choisi, ils l’étudient avec leur professeur et un scénariste professionnel qui leur présente son métier et les particularités de l’écriture scénaristique.

Deuxième étape

Pendant le festival les élèves assistent à une “lecture-mise en scène” du scénario par des comédiens – les Jeunes Talents Cannes de l’Adami. Le scénario est lu et joué, et les enfants découvrent l’importance de l’interprétation sur la définition des caractères.

Troisième et dernière étape 

les élèves assistent à la projection du film. Cette dernière étape met en valeur le talent du réalisateur… Il raconte la même histoire, mais avec l’appui d’images et de bandes sonores. S’ajoute ainsi un troisième niveau de lecture, où toute la magie de l’histoire réside dans l’art de la mise en scène.

Les films sélectionnés cette année :


• La Guerre des Boutons, de Yves Robert (1962, 1h30) du CE1 à la 4e, Jeudi 25 mars 2010



Voilà un film qui a marqué son époque, et qui a su conserver, 40 ans après, toute sa fraîcheur. Avec près de dix millions d'entrées, c'est le deuxième plus gros succès de l'année 1962, juste après Le Jour le plus long. De nos jours, La Guerre des boutons est le neuvième film français ayant fait le plus d'entrées. Et pourtant, Yves Robert a eu beaucoup de mal à trouver les financements nécessaires à la réalisation de son film et pour cause : aucune tête d’affiche dans son film…. mais 100 enfants !!

Synopsis : Tout commence par un grave affront : les deux frères Gibus ont été agressés sur le chemin de l’école par la bande des Velrans, du village voisin. Les deux garçons ont été traités de « couilles molles » …. La guerre est déclarée ! La suite du film est une histoire de ripostes et de représailles, avec les grands classiques du monde des bandes enfantines, les complots, les fanfaronnades, la construction d’une cabane, et les brimades contre quelques « pouilles mouillées » …

Pourquoi la Guerre des boutons ?
Le film est l’adaptation très réussie d’un livre de Louis Pergaud, publié en 1912 et près d’un siècle plus tard, le scénario nous raconte une histoire intemporelle, celle de l’univers des enfants de 8-12 ans… Le film met en scène sans tabou ni mièvrerie une réalité du monde de l’enfance : la constitution de petits clans rivaux qui se disputent, avec ses brimades, ses souffre-douleur, ses petits caïds, ses bousculades et ses terreurs enfantines… Aujourd’hui, on parlerait de bandes, de gangs, de caïds et non de gamins …. Quelle serait la réaction de notre société à « l’agression » du petit Gibus ? et des parents ? Et vous, que voyez-vous ? des gredins rigolards ou des délinquants ?

 

• GHOST DOG, de Jim Jarmusch (1999,  1h56) de la 3e à la Terminale – vendredi 26 mars 2010



Synopsis : C'est au milieu des oiseaux, dans une cabane perchée sur le toit d'un immeuble abandonné, que Ghost Dog étudie un ancien texte samouraï. Ghost Dog est un tueur professionnel qui se fond dans la nuit et se glisse dans la ville. Quand son code moral est trahi par le dysfonctionnement d'une famille mafieuse qui l'emploie de temps à autre, il réagit strictement selon le code samouraï.

Pourquoi Ghost Dog ?
Chantre du cinéma indépendant américain, Jim Jarmusch a paradoxalement toujours revisité un cinéma qu'il présente comme mourrant: le cinéma de genre. Conscient de ses origines mêlées (franco-hungaro-irlando-tchèque), Jarmusch s’évertue à sampler dans Ghost Dog des sources d’inspiration hétéroclites, mixant les genres cinématographiques : film de samouraï, film de gangsters, cartoon, western et philosophie, sans hiérarchie, le tout nappé de hip-hop. Il brouille et hybride les genres.

Avec Dead Man, son film précédent, Jim Jarmusch revisitait le genre du western et en profitait pour enfin réaliser le chef d'œuvre que l'on n'osait plus espérer. Ghost Dog, par sa mise en scène et son propos, est dans la lignée de Dead Man. Le cinéaste américain confirme qu'il est capable de mêler avec talent et personnalité : fiction et documentaire. Ainsi, si le film obéit à un schéma fictionnel très classique avec son héros solitaire confronté à une bande de "méchants", il est aussi le reflet culturel et social d'une certaine Amérique. Fidèle à son habitude, Jarmusch crée des personnages inspirés : de marginaux, de pauvres ou provenant des minorités ethniques, loin de ceux proposés par Hollywood. Dans Ghost Dog, le héros est un samouraï, mais il est aussi un noir vivant dans un ghetto, avec tout ce que cela représente aux Etats-Unis.

Premiers mots du film : « Chaque jour on doit se considérer comme mort ». Proposition de formes nouvelles ? Fantasme de cinéphile ? Et si le propre du cinéma post-moderne se trouvait dans le détournement des genres codifiés ?
Derniers mots du film : « La fin est importante en toutes choses » …

GRAND ATELIER « QUAND LE JOUET S'ANIM'… »
Jeudi 25 mars 2009 de 14h00 à 15h30 | Auditorium de la Ville de Bourges


Retour sur le succès de 2009 : Panique au Village, le long métrage de Stéphane Aubier et Vincent Patar, projeté au Festival de Cannes et sorti dans les salles en ce moment même, a été réalisé grâce à une technique particulière, l’animation d’objets…

Imaginez un décor champêtre et bucolique. Dans les arbres, les oiseaux gazouillent. Dans les prés gambadent écureuils et lapins…. Bienvenue au village, la vie y coule paisiblement, sauf quand Cheval fait un gâteau et qu’Indien se lève nuitamment pour le goûter ! Ou quand Robi casse le toit de la ferme et que Steven se fâche. Ou que Cowboy et Indien piquent le tracteur rouge de Steven, qui se fâche à nouveau….

Quand tout cela arrive, c’est « Panique au Village », l’univers imaginé à partir de petites figurines de la ferme et des cowboys et indiens de notre enfance.
A l’origine, il s’agissait d’une série de 20 épisodes de 5 minutes, puis est arrivé en 2009 le long métrage qui a nécessité 2 années d’écriture du scénario et vingt mois de production.

 

Notre après-midi autour du cinéma d’animation se déroulera de la manière suivante :

Projection de 3 à 4 épisodes de la série « Panique au village ».

Rencontre avec les auteurs et des professionnels du son ayant travaillé sur le long métrage : le monteur son et le bruiteur présenteront notamment leur travail aux enfants.

Animation en direct avec l’association Cellofan’, association pour la promotion du cinéma d’animation.

Comment écrire un scénario de film d’animation ?

Quelles sont les différences avec l’écriture d’œuvres de fiction ?

Comment travaille le bruiteur ?

Comment s’est fait le choix des voix ?



ATELIER DÉCOUVERTE DU STORY-BOARD
Jeudi 25 mars (écoles et collèges) et vendredi 26 mars (collèges et lycées) de 14h00 à 15h30
Muséum d’Histoire Naturelle


Un story-board, scénarimage en français, est la représentation illustrée d'un film avant sa réalisation. Il s'agit d'un document technique généralement utilisé au cinéma en préproduction afin de planifier l'ensemble des plans qui constitueront le film.

On y décrit les paramètres cinématographiques (cadrages, mouvements de caméra et de personnages, raccords, etc.) avec la plus grande exactitude possible, afin de visualiser et planifier le tournage du film. Il est très pratique car il améliore la circulation des informations entre les équipes de tournage, et constitue donc un outil de référence lors de la production du film.

Avec la collaboration de l’association Cellofan’, cet atelier vous fera rencontrer un story-boarder qui vous expliquera son travail à partir du film vu le matin, la guerre des boutons, mais aussi d’autres films. Cet Atelier sera l’occasion de mieux comprendre le langage cinématographique avec notamment l’échelle des plans et les mouvements d’appareils.  Cet Atelier pourra éventuellement être utile aux classes qui auraient prévu de rédiger un court scénario en amont…


 

Chargée d’Action  Culturelle :
Julie Carrère, 01 44 84 38 11
julie.carrere@scenarioaulongcourt.com